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SénégalMoise Bangteke et les femmes:
toute une histoire d'amour. Quand il se lance dans l'aventure Miss Mama Kilo en
2006, c'est pour prêter main forte à sa femme qui souhaite soutenir d'autres
femmes. Depuis, il travaille à mettre en œuvre le projet de concours Miss Mama
Kilo Afrique initié par son épouse Nadia Ewandé. Pourquoi ? Pour sa femme, pour
décomplexer les femmes rondes, les mettre en confiance et défendre un certain
canon de beauté de la femme africaine. Et oui, il est comme ça Moise, les
femmes ils les aiment. Nous l'avons rencontré à Douala.
Africavox.com : Quelles sont les motivations qui vous ont poussé
à lancer le concours Miss Mama Kilo il y a quatre ans ?
Moïse
Bangteke : L’idée est venue de Nadia. Elle s’est rendue compte que les
femmes de fortes corpulences étaient frustrées par leur entourage et
n’assumaient pas leurs rondeurs. Elle m’en a parlé et on a mûri le projet d’un
concours de beauté pour femmes fortes. On a constaté que beaucoup avaient de
sérieux problèmes de santé.
Africavox.com : C'est à dire ?
M.B: En
fait, elles voulaient à tout prix maigrir. La plupart prenait des cachets, pas
toujours recommandés. Beaucoup perdaient d’ailleurs la vie à cause de ces médicaments. Les femmes qui avaient
les fortes poitrines par exemple avaient des complexes. Elles avaient tendances
à poser leurs sacs à mains pour cacher leur poitrine pour éviter les regards insistants.
Après la chanson Miss Lolo du
chanteur ivoirien Meiway, même celles qui n’avaient pas de fortes poitrines les
faisaient rebondir. Dès que nous avons lancé la première édition de Miss Mama Kilo,
les femmes se sont senties libérées, déchaînées... complètement.
Africavox.com : Sauf que certains vous font le reproche
d’encourager l’obésité des femmes…
M.B :
Non. Loin de là. Nous n’encourageons nullement les femmes à
prendre du poids. Dans l’Afrique traditionnelle, la beauté d’une femme se voyait à ses rondeurs. Vous constaterez
qu’en dehors du Cameroun, les concours Miss Mama Kilo se rencontrent un peu
partout en Afrique noire. En Côte d’Ivoire, il y a Miss Awoulaba, au Togo Nana
Benz, au Burkina Faso Miss
Poog-beêdré, au Congo Miss Mama Kilo
au Congo, en République démocratique du Congo Miss Nzanga Yénéné, au Bénin Reine Hanan, au Sénégal Miss
Diongoma. Au Cameroun, nous organisons des Councellings, des séminaires de
sensibilisation sur les dangers du surpoids
: risques d'AVC, diabète, etc.
Africavox.com : Vos campagnes de sensibilisation se limitent au
cercle des Miss et candidates du concours ?
M.B: Aujourd’hui,
nous projetons d'élargir ce séminaire au grand public. D'ici là, les gens
pourront s'informer sur ces questions avec le magazine que nous allons bientôt
lancer. Nous bouclons le magazine cette
année. L’année dernière nous n'avons pas pu le faire, nous avions pris un peu de
retard. C’est un magazine d'une centaine de pages abondamment illustrées avec
des témoignages de Miss, des pages santé, nutrition, bref, il permettra de faire
comprendre au grand public que nous ne faisons pas la promotion de l’obésité.
Africavox.com: Quand sera-t-il disponible ?
M.B: Le magazine
devrait être disponible lors de la finale 2010 de Miss Mama Kilo qui devrait
avoir lieu à la mi-septembre.
Africavox.com: L’artiste
musicienne Nadia Ewandé, votre épouse et coorganisatrice de ce concours, avait
annoncé que les négociations avec les autres organisateurs africains étaient en
cours pour un concours Miss Mama kilo Afrique. Où en êtes-vous ?