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Dossier : La ruée vers l'eau
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Debat : Un goût de Sergio Leone
2 billets
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Aquavita
La vraie histoire de l'eau en sachet
Publié le 13/09/2010 par Eric Roland Kongou
Billet consulté 1482 fois
Un goût de Sergio Leone
Dans un marché trouble, Aquavita défend ses produits et joue la carte de clareté. Entretien avec Valery Kaji Tchameko, Directeur de la production à Douala.


Tous les Camerounais connaissent Aquavita, l'une des marques leader sur le marché de l'eau en sachet. Face à la concurrence, légale et illégale, les responsables de la marque nous présentent le parcours certifié de leurs produits, sécurité du consommateur oblige. A l'heure où de nombreux aventuriers s'improvisent industriels-maison, une mise au point s'imposait. Nouveau regard sur le marché.


Africavox.com : Quelle est la place d'Aquavita sur le marché camerounais ?

Kaji Tchamao Valery : Nous sommes les premiers et les leaders au Cameroun. Sur le marché des bonbonnes, nous n’avons pas de concurrents. Pour les sachets, nous dépassons de très loin la concurrence en quantité et en qualité. Nous avons obtenu une autorisation du Ministère des Mines et du développement technologique en 2000, avec ampliation du Ministère de l’Eau et du Ministère de la Santé. Notre processus de production respecte les normes internationales.


Africavox.com : Quelles sont les différentes étapes de production ?

K.T.V: L'eau est captée par forage à 100 mètres sous le sol. Après dégazage du Co2, il y a une seconde phase consacrée à la filtration. S’ensuit l’étape de stérilisation où l’on procède à la destruction de tous les microbes et germes grâce aux rayons ultra violets.


Africavox.com :
Et le conditionnement ?

K.T.V: Tous les emballages sont importés. Les sachets tri couches et les bonbonnes sont amenés de France. Les bouchons des bonbonnes et les fontaines réfrigérantes, eux, viennent de Corée du Sud. L’eau en sachet est produite de façon automatique par une machine sans aucune intervention humaine. L'eau est produite dans une pièce stérilisée. En amont et en aval de la production, toutes les règles d’hygiène sont respectées par le personnel: le port de la charlotte, la blouse blanche, les gants et les masques de protection.


Africavox.com : Qui sont vos clients ?

K.T.V: Nous avons un portefeuille de près de 800 entreprises entre les villes de Yaoundé, Douala, Limbe et Kribi. En principe, nous abreuvons toutes les grandes entreprises qui sont partenaires de la qualité. Nous avons les multinationales installées au Cameroun telles qu’Orange, MTN, Perenco, Tradex, et les grandes entreprises camerounaises. Nous comptons aussi parmi nos clients des PME locales. Enfin, nous fournissons les ministères publics, toutes les représentations diplomatiques...et pour l’Assemblée nationale nous sommes en cours de négociation.


Africavox.com :
Il semble que vous distribuiez-aussi dans les hôpitaux...

K.T.V: Dans les centres sanitaires, nous avons les packs pour bébés. Nous mettons des sachets d’eau à disposition des hôpitaux. Il y a les hôpitaux d’arrondissement et des hôpitaux de référence telles que l’hôpital Laquintinie de Douala et l’hôpital génico-obstétrique de Yaoundé. Notre eau est contrôlée mensuellement par le Centre Pasteur ici, le Centre Pasteur de Lille, plus un laboratoire indépendant. Nous avons également un laboratoire interne pour le contrôle journalier.


Africavox.com : Comment voyez-vous la concurrence des "usines-maisons" ?

K.T.V: Nous attendons que l’Etat fasse son travail. Lors de la dernière rencontre avec le délégué régional du ministère de l’Eau pour le Littoral, il  y a trois mois, nous avons réitéré notre inquiétude sur le désordre qu’on observe à l’heure actuelle. Nous avons recensé une trentaine de sachets issus d’entreprises différentes et qui n’ont d’ailleurs pas d’adresse. Encore moins de laboratoire de contrôle connu. Il faut taper du poing sur la table et réguler ce secteur.


Africavox.com : Donc pour vous, ce sont vraiment des concurrents ?

K.T.V : Il est inadmissible qu’on laisse des aventuriers vendre n'importe quoi aux consommateurs. Lors de la dernière réunion de travail avec l’Agence Nationale de Normalisation (Anor), il était question que d’ici le mois de septembre 2010, l’Etat prenne ses responsabilités et régule ce marché. Au delà du commerce, il s’agit après tout d’une affaire de santé. Les populations doivent faire très attention  à la qualité de l’eau qu’elles consomment.


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Eric Roland Kongou
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