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Cameroun
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SénégalTous les Camerounais connaissent Aquavita, l'une des marques leader sur le marché de l'eau en sachet. Face à la concurrence, légale et illégale, les responsables de la marque nous présentent le parcours certifié de leurs produits, sécurité du consommateur oblige. A l'heure où de nombreux aventuriers s'improvisent industriels-maison, une mise au point s'imposait. Nouveau regard sur le marché.
Africavox.com : Quelle
est la place d'Aquavita sur le marché camerounais ?
Kaji Tchamao Valery
: Nous sommes les premiers et les leaders au
Cameroun. Sur le marché des bonbonnes, nous n’avons pas de concurrents. Pour
les sachets, nous dépassons de très loin la concurrence en quantité et en
qualité. Nous avons obtenu une autorisation du Ministère des Mines et du
développement technologique en 2000, avec ampliation du Ministère de l’Eau et
du Ministère de la Santé. Notre processus de production respecte les normes
internationales.
Africavox.com : Quelles
sont les différentes étapes de production ?
K.T.V: L'eau est captée par forage à 100 mètres sous le sol. Après
dégazage du Co2, il y a une seconde phase consacrée à la filtration. S’ensuit
l’étape de stérilisation où l’on procède à la destruction de tous les microbes
et germes grâce aux rayons ultra violets.
Africavox.com : Et le
conditionnement ?
K.T.V: Tous les emballages sont importés. Les sachets tri couches et
les bonbonnes sont amenés de France. Les bouchons des bonbonnes et les
fontaines réfrigérantes, eux, viennent de Corée du Sud. L’eau en sachet est
produite de façon automatique par une machine sans aucune intervention humaine.
L'eau est produite dans une pièce stérilisée. En amont et en aval de la
production, toutes les règles d’hygiène sont respectées par le personnel: le
port de la charlotte, la blouse blanche, les gants et les masques de protection.
Africavox.com : Qui
sont vos clients ?
K.T.V: Nous avons un portefeuille de près de 800 entreprises entre les
villes de Yaoundé, Douala, Limbe et Kribi. En principe, nous abreuvons toutes
les grandes entreprises qui sont partenaires de la qualité. Nous avons les
multinationales installées au Cameroun telles qu’Orange, MTN, Perenco, Tradex,
et les grandes entreprises camerounaises. Nous comptons aussi parmi nos clients
des PME locales. Enfin, nous fournissons les ministères publics, toutes les
représentations diplomatiques...et pour l’Assemblée nationale nous sommes en
cours de négociation.
Africavox.com : Il semble que vous
distribuiez-aussi dans les hôpitaux...
K.T.V: Dans les centres sanitaires, nous avons les packs pour bébés.
Nous mettons des sachets d’eau à disposition des hôpitaux. Il y a les hôpitaux
d’arrondissement et des hôpitaux de référence telles que l’hôpital Laquintinie
de Douala et l’hôpital génico-obstétrique de Yaoundé. Notre eau est contrôlée
mensuellement par le Centre Pasteur ici, le Centre Pasteur de Lille, plus un
laboratoire indépendant. Nous avons également un laboratoire interne pour le
contrôle journalier.
Africavox.com : Comment
voyez-vous la concurrence des "usines-maisons" ?
K.T.V: Nous attendons que l’Etat fasse son travail. Lors de la dernière
rencontre avec le délégué régional du ministère de l’Eau pour le Littoral,
il y a trois mois, nous avons réitéré notre inquiétude sur le désordre
qu’on observe à l’heure actuelle. Nous avons recensé une trentaine de sachets
issus d’entreprises différentes et qui n’ont d’ailleurs pas d’adresse. Encore
moins de laboratoire de contrôle connu. Il faut taper du poing sur la table et
réguler ce secteur.
Africavox.com : Donc
pour vous, ce sont vraiment des concurrents ?
K.T.V : Il est inadmissible qu’on laisse des aventuriers vendre n'importe quoi aux consommateurs. Lors de la dernière réunion de travail avec l’Agence Nationale de Normalisation (Anor), il était question que d’ici le mois de septembre 2010, l’Etat prenne ses responsabilités et régule ce marché. Au delà du commerce, il s’agit après tout d’une affaire de santé. Les populations doivent faire très attention à la qualité de l’eau qu’elles consomment.