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SénégalJadis considéré comme un sport pour riche, plusieurs parents choisissent aujourd’hui pour leurs enfants le tennis. Basé à Douala, Oyebock tennis academy (OTA) est une référence. Avec 25 centres éparpillés sur le territoire camerounais, ce Centre qui a déjà formé plusieurs jeunes camerounais. Les meilleurs bénéficient des bourses dans les collèges et universitaires américaines. Ceci, grâce au promoteur de l’OTA, Joseph Oyebock, un ancien champion tennisman camerounais reconverti coach de tennis aux Etats-Unis. Après 11 ans d’existence, OTA affiche un bilan flatteur : Plus de 5. 000 jeunes formés, 20 tennismen camerounais issus de l'Ota poursuivent leurs études aux Etats-Unis cumulativement à une carrière de tennisman.
La rentrée sportive qui a lieu en septembre 2010 s’est déroulée sans tambour, ni trompette. '' Nous n’avons pas besoin de claironner sur nos activités tous les jours. On a suffisamment sensibilisé les parents et les enfants qui veulent apprendre le tennis. Ceux qui sont intéressés se rapprochent d’un de nos 25 centres éparpillés dans les dix régions du Cameroun '', informe Bernard Manyo Bessong, responsable de la communication de Oyebog tennis academy (OTA), un centre de formation qui existent au Cameroun depuis 11 ans.
Horizons 2015
Mais le responsable de la communication qui est par ailleurs journaliste à Spectrum télévision à Douala apporte d’autres informations. Le projet ''Minor Warriors'', qui va de 2010 à 2012 se poursuit. Il s’agit de former 200 enfants de 9 à 12 ans sélectionnés sur l’étendue du territoire camerounais. A l’issue de leur formation, 40 enfants âgés de 13 à 18 ans en sortiront pour intégrer le projet ''Dream Team''. Un projet qui sera sur pied à partir de 2012, apprend-t-on. De la ''Dream Team'', on retiendra 8 enfants. Nous serons alors en 2015 et ce sera l’aboutissement du projet de 10 ans entamé en 2005. En effet, depuis 2005, un projet de formation de 1248 joueurs à l’horizon 2015 est en marche. Le projet cible les jeunes âgés de 5 à 25 ans. ''L’objectif est de former des futurs Yannick Noah'', précise Joseph Oyebog, le promoteur du Centre.
Sur le plan technique, le projet bénéficie, entre autre, de l’expertise de Maurice Happi, l’administrateur principal de l’OTA par ailleurs ex entraîneur de Joseph Oyebog (le promoteur de OTA) lorsqu’il était à ses débuts. Zakary Mounyol, (11 fois champion du Cameroun et une fois double champion -simple et double- d’Afrique) fait également partie des éducateurs de ces jeunes tennismen.
'' Si je n’étais pas fort
mentalement, j’aurais abandonné depuis des lustres ''
Vivant entre les Etats-Unis et le Cameroun (il dit faire 6 mois dans chacun de ces deux pays par saison), Joseph Obyebog, le promoteur de OTA était revenu en janvier 2010 recycler les formateurs de son Centre. Même sans recevoir un soutien de l’Etat camerounais, Joseph Oyebog, dresse un bilan flatteur de son Centre de formation. '' En 11 ans, nous avons appris les bases du tennis à plus de 5.000 enfants. Le Centre a distribué plus de 100 000 balles de tennis dans les 10 régions du Cameroun '', énumère-t-il, fier comme un coq. Toutefois, l’ancien champion du tennis camerounais précise : ''Nous avons plus de 20 enfants qui ont bénéficié de bourses universitaires aux Etats-Unis. A la date du 1er janvier 2010, nous avions 25 centres opérationnels au Cameroun où travaillent 40 entraîneurs et 10 administrateurs'', confie le promoteur de Oyebog tennis Academy.
Sur les origines des ressources qui lui ont permis de réaliser ces œuvres, il précise que c’est le fruit de ses efforts personnels et son carnet d’adresse, ses relations grâce à sa casquette comme entraîneur aux Etats-Unis. ''Je reçois le soutien de quelques compagnies qui soutiennent les jeunes tennismen aux Etats-Unis et qui m’ont fait confiance.'' Mais, prévient-il : ''Si je n’étais pas fort mentalement, j’aurais abandonné depuis des lustres''.
Victor Papy Sanakhai est un champion universitaire aux Etats-Unis d’Amérique et titulaire d’un Master
L’histoire de Joseph Oyebog ressemble à un conte de fée. C’est en 1990 qu’il bénéficie de la bourse de la Sonara, la société de raffinerie nationale de pétrole du Cameroun. Faisant partie de meilleurs jeunes tennismen camerounais, il a pu se rendre en France et aux Etats-Unis où il a fait sport-étude. ''C’est grâce à cela que j’ai pu devenir entraîneur professionnel aux Etats-Unis. Il me fallait donc faire un retour d’ascenseur'', clame-t-il. Parmi ces heureux bénéficiaires des bourses OTA, on cite Nathalie Sinkot, qui a déjà été deux fois vainqueur du championnat universitaire dans la catégorie des Jeunes aux Etats-Unis. Il y a également Victor Sanakaï, qui a été trois fois vainqueur dans la catégorie Messieurs jeunes. Il y a aussi Kwele Emmanuel et Papi Elamé. On cite également Victor Papy Sanakhai, fils d’un gendarme retraité, qui, en plus d’être un champion universitaire aux Etats-Unis d’Amérique, est titulaire d’un Master de l’Université Urban. ''Je suis très fier de savoir qu’on puisse avoir une pareille icône jubile Joseph Oyebog à propos de Victor Papy Sanakhai. J’espère que beaucoup d’autres enfants feront comme lui. Ces jeunes ne sont pas encore dans le circuit Atp (association de tennis professionnel), mais avec le brillant parcours qu’ils connaissent en ce moment, ils peuvent bien connaitre un avenir plus étincelant'', prophétise le promoteur de Oyebog tennis academy.