tous les sites africavox :   Site global  Cameroun  Côte d'Ivoire  Sénégal
 
Africa Vox
Rechercher sur AFRICAVOX.com

recherche avancée
Se connecter

Langues : interface
fr
en
contenu :
  fr
en
Dossier : Etat d'endettement... Chronique Ivoirienne
3 débats • 8 billets • 6 commentaires
Debat : La galère des fournisseurs de l'Etat
3 billets
2
La galère des fournisseurs de l'Etat
Plus de 300 milliards FCFA de dettes de l'Etat
Publié le 23/02/2011 par Prince Beganssou
Billet consulté 1053 fois
La galère des fournisseurs de l'Etat

Les entreprises qui fournissent des biens et/ou des services à l’Etat de Côte d’Ivoire sont endettées. En cause, le non payement de ses dettes par l’Etat.



" Nous lançons un appel solennel au Président de la République afin qu’il nous aide. Nous traversons des périodes difficiles. Nous ne sommes plus crédibles auprès de nos banques et financiers. Pis, pendant que l’Etat nous doit, le même Etat nous demande de payer dans le même temps nos impôts. Comment pouvons-nous nous exécuter dans une telle situation ? ". Celui qui lance ses lamentations, presqu’au bord des larmes, est M. Faustin Gré, le Président du Syndicat national des fournisseurs de Côte d’Ivoire (Synafeci). Réunis en assemblée générale ordinaire le samedi 5 février 2010 à Yamoussoukro (capitale politique de la Côte d’Ivoire), les fournisseurs de l’Etat ont signé un manifeste pour réclamer environ 300 milliards de francs CFA (462 millions d’euros) à leur principal débitaire.

Ne pas fâcher son débiteur

" Cette somme représente ce que l’Etat doit aux fournisseurs membres de notre syndicat, sur la période 2000-2009 ", précise M. Gré.

" La situation des fournisseurs de l’Etat est, on ne peut plus inconfortable ", commente le journaliste économique Eugène Bahié. " D’un côté, ils n’osent pas prendre position en faveur d’un camp et préfèrent lancer l’appel au 'Président de la République', sans le désigner nommément. De l’autre côté, ils ne peuvent pas trop brusquer leur gros débiteur au risque de s’entendre dire fermement par celui-ci que le payement des dettes des fournisseurs, dans un contexte où il sera de plus en plus difficile de payer les fonctionnaires, n’est pas une priorité ".

En effet, lors de cette assemblée générale, quoique remontés, les fournisseurs présents ont adopté une ligne de conduite qui traduit leur dilemme, mais sans doute aussi leur drame. " Nous n’engageons pas de bras de fer, mais nous plaidons pour que notre cause soit entendue ", martèle Faustin Gré.

En juillet dernier, après que la Côte d’Ivoire eut été admise au point de décision de l’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), environ 500 milliards FCFA (770 millions d’euros) sont tombés dans son escarcelle. Cette somme inattendue qui a amené le Gouvernement à revoir à la hausse, en pleine année, le budget de l’Etat, devait servir prioritairement à rembourser (partiellement) la dette intérieure. Cette année 2011, le pays devrait bénéficier d’un allègement de dettes plus important, dans le cadre de l’initiative PPTE.

Adieu, PPTE

" La crise postélectorale a éloigné du pays cette perspective heureuse puisque les partenaires au développement, notamment les institutions de Breton Woods, ont décidé de suspendre leur coopération avec la Côte d’Ivoire ", explique Eugène Bahié.

Les fondateurs d’établissements scolaires privés sont les autres victimes de cette cessation de paiement constatée chez l’Etat. Ils réclament globalement 41 milliards de francs CFA (64 millions d’euros). " Nous sommes en situation de faillite due à l’Etat. Si d’ici la fin du mois de février, l’Etat ne paye pas au moins 21 milliards de francs CFA (33 millions d’euros, NDLR) en attente de payement au Trésor (suite à la remise de dette de l’année dernière, NDLR), nous fermons nos établissements ", prévient Marguerite Kadio, la présidente de la Fédération nationale des établissements privés laïcs de Côte d’Ivoire (Feneplaci).

Les complaintes des uns et des autres risquent de tomber dans de grandes oreilles de sourds. Le Gouvernement de M. Laurent Gbagbo, qui tient encore les finances du pays, n’a pas honoré le payement prévu fin janvier, d’environ 13.5 milliards de francs CFA (21 millions d’euros) de dettes à des créanciers privés. En ce qui concerne la dette extérieure du pays, cela n’augure rien de bon pour tous les créanciers de la Côte d’Ivoire.


Partager


 
Prince Beganssou
Abidjan
38 articles du même auteur

Derniers scoops d'Abi...
05/01/2011 • Prince Be. • 7190 Lectures
Sauvé par son geôlier
19/01/2011 • Prince Be. • 6833 Lectures
Radio Treichville
05/01/2011 • Prince Be. • 1899 Lectures
Hauts les murs !
29/12/2010 • Prince Be. • 1818 Lectures
La Bourse d'Abidjan v...
23/02/2011 • Prince Be. • 1563 Lectures
 
Etat d'endettement... Chronique Ivoirienne
Etat d'endettement... Chr...
3 débats • 8 billets • 6 commentaires
 
Les autres débats du dossier:
Elles sont de retour ! • 3 billets
Inside : Les camps de réfugiés... • 2 billets
 
Votez pour ce billet :
 
Ajouter un commentaire
Mail Pseudo
 
3 commentaires

commentaire du 23/02/2011 par gygy
que les entreprises privée et laic de cote d'ivoire se soudent les coudes avec le gouvernement ivoirien, car nous au cameroun nous avons des renseignement que la france punira les ivoiriens de n'avoir pas accepter son dictat vis à vis du président laurant. et le traitre c'est DAO dans tout ça. d'ici peu nous camerounais nous allons démander le départ de ces francaischez nous.
 
commentaire du 25/02/2011 par Ismaïla-1
@gygy, les Camerounais n'ont jamais approuvés le braquage électoral perpétrés pas Laurent Gbagbo ! Ce n'est pas ADo le traire, tout au contraire ; parce qu'il ne faut pas analyser la situation ivoirienne en terme de pro Gbagbo ou pro Ouatara, il faut juste respecter la Vérité des urnes, telle que les Ivoiriens l'ont établis dans leur vote. Par ailleurs s'il est vrai qu'il faut sortir du néocolonialisme, il faut reconnaître que le seul moyen de le faire raisonnablement consiste d'abord à instaurer la Démocratie dans nos pays, c'est-à-dire organiser des élections transparentes et en accepter les résultats. C'est précisément le contraire qui s'est produit en Côte d'Ivoire. Vivement que la Cédéo aillent extirper l'imposteur Gbagbo. S'ils n'ont pas assez d'hommes pour le faire alors qu'ils lancent un appel à candidature assortie d'une formation militaire de trois mois pour former une armée et vous verrez tous ces jeunes Camerounais se faire enrôler pour placer ADO à la présidence. lol
 
commentaire du 02/03/2011 par matche178
Billet très interressant.
 
Pour profiter de toutes les fonctionnalités Africavox.com, merci de vous identifier, ou de vous inscrire
Africavox.com theme
facebook
© 2009 - CC.Communication