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Africavox.com > Dossiers Interactifs > La face cachée du Nouvel An > Le Nouvel An : un fardeau pour les jeunes ?
Dossier : La face cachée du Nouvel An
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Debat : Le Nouvel An : un fardeau pour les jeunes ?
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Dangerosité du boulevard de Nangui Abrogoua
Un besoin de sécurité
Publié le 10/01/2012 par Bruno Kouassi
Billet consulté 319 fois
Le boulevard

Adjamé, commune commerciale du district d’Abidjan. Il est 8 heures passé, ce 24 décembre 2011. A Nangui Abrogoua (du nom d’un chef Ebrié, ethnie propriétaire des terres d’Abidjan), sur son artère principale, le brouhaha s’impose avec le levé du jour.  Sur les quatre voies du boulevard, c’est le " go slow" dans la circulation. Pressés, les piétons vont et viennent sur le marché. Tous méfiants, ils redoutent les intrus du milieu.




"Depuis le 15 Décembre dernier, c’est la quinzaine commerciale annuelle du boulevard Nangui Abrogoua. Elle court jusqu’au 2 janvier prochain. La grande affluence se justifie par le fait que les ventes sont font au prix de gros dans cette période de l’année qui s’achève. Abidjanais et populations de l’intérieur  achètent tous ici. Nos grossistes des autres villes du pays s’approvisionnent dans les magasins du boulevard. Les marchandises sont nettement moins chères avec les commerçants de la place. Tout se vend ici. ", indique Ibrahim Z.

, vendeur de vêtements pour enfants et chaussures dames. Maïmouna qui marchande l’achat d’une bicyclette pour enfant ne partage pas ce point de vue. "Les vélos coûtent chers pour les différents âges. Si les vélos sont coûteux à Nangui Abrogoua, qu’en sera-t-il chez les détaillants ? Les prix sont élevés partout ", lance-t-elle. Pour un groupe de commerçants, 2011 est une année de rachat.  "Tout le monde veut mieux faire cette année. En 2010, nous étions tous apeurés. Commerçants et acheteurs étaient restés sur leur soif à cause des troubles politiques du pays. Personne n’osait s’aventurer sur le boulevard Nangui Abrogoua qui était un véritable champ de bataille ", rappellent-ils.

Sécurisation du milieu : la grande innovation

Combien sont-ils ? 1000, 1500… policiers, gendarmes et éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), militaires ont le périmètre commercial. Le regard vigilant sur les mouvements de personnes, ils parlent peu. Sur toute la longueur (1,5 km environ) du boulevard, ils sont postés presqu’à chaque dix mètres."Contrairement aux autres années, la quinzaine se déroule très bien. Nous n’avons pas encore enregistré de cas de vol important. Quand le malfaiteur sait qu’en un endroit les forces de l’ordre sont présentes, il n’y va pas. C’est le cas cette année dans la présente quinzaine. Ce n’est qu’au début des activités que nous avions déploré quelques petits vols. Heureusement, les auteurs ont été épinglés et ont reçu de sévères corrections. Ils sont actuellement aux arrêts ", rassure un officier des Frci sous couvert d'anonymat. Au commissariat du 3ème arrondissement de police situé en bordure dudit boulevard, le sergent chef en poste à la réception ne dit pas le contraire."Jusque-là y’a rien ", coupe t-il.

Gains et joie retrouvés

Les acteurs de la foire du Boulevard Nangui Abrogoua ne cachent pas leur satisfaction sur sa tenue. "Traditionnellement, le déroulement de la quinzaine commerciale est placée sur l’égide de nos autorités communales et celles du district. Cependant, de tout temps, il n’y a pas de sécurité sur ce marché. Au cours des éditions précédentes, pour attirer la clientèle, nous autres commerçants, sommes obligés de demander les services de loubards pour sécuriser nos clients qui arrivent sur la place. Cette stratégie ne marchait pas très bien. A preuve, des vols importants étaient commis durant la quinzaine. Pour la présente édition, les malfrats ont déserté les lieux grâce à la présence des forces de l’ordre qui sont réactifs à la moindre altercation dans le milieu. La sécurité est de rigueur ", souligne Mme Olabi, vendeuse-grossiste de jouets. Mieux, des commerçants approchés çà et là à cette foire semblent être satisfaits de leurs recettes. "On ne gagne pas beaucoup, mais çà va un peu", telle est la confidence commune des commerçants du marché de la quinzaine annuelle d’Adjamé.


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Bruno Kouassi
Abidjan
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