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Africavox.com > Dossiers Interactifs > La face cachée du Nouvel An > Le Nouvel An : un fardeau pour les jeunes ?
Dossier : La face cachée du Nouvel An
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Debat : Points chauds, triples bénéfices
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Les prix grimpent en Côte d'Ivoire !
Provisions pour les fêtes de fin d'année
Publié le 10/01/2012 par Bruno Kouassi
Billet consulté 381 fois
Points chauds, triples bénéfices
Le maire N'Dohi
Remise de kits alimentaires

Fête de Noël et célébration du premier jour de l’an. Deux moments de réjouissance qui incluent des épreuves financières : les prix des denrées alimentaires flambent. C’est une tradition en Côte d’Ivoire. L’année 2012 n’a pas failli à cette réalité.



La semaine festive mondiale débute le 24 décembre de l’année en cours. Elle s’achève avec la célébration du premier jour de l’année nouvelle. Pauvres et riches de la terre ont le même rendez-vous. La note amère pour les moins nantis c’est la hausse des prix de provisions alimentaires en Côte d’Ivoire. " Nous sommes obligés de majorer les prix. Le tout dépend des fournisseurs. Ce n’est pas un plaisir pour nous d’augmenter les prix des marchandises. Nous sommes tous des responsables de famille et connaissons les difficultés financières du pays qui sont communes aux populations ", déclare Maguida, propriétaire de plusieurs commerces au marché principal de Marcory. Les augmentations de prix touchent la quasi-totalité des besoins alimentaires. C’est un constat populaire en Côte d’Ivoire. Particulièrement, le riz connaît une hausse de prix depuis octobre dernier. Du riz de grande consommation, communément appelé "dénikassia" (les enfants sont nombreux, en langue Malinké) en passant par le riz de qualité intermédiaire à la qualité de luxe, les prix ont augmenté. "De 350 FCFA le kilogramme, le dénikassia coûte 350 FCFA à ce jour. Le riz de qualité intermédiaire qui se vendait à 400 FCFA le kilogramme s’achète à 500 FCFA maintenant.  La qualité de luxe est détaillée à 700 FCFA le kilogramme ", rappelle Hassan, un boutiquier de la place. A Abidjan comme à l’intérieur du pays, ces prix de différentes qualités de riz sont pratiqués par l’ensemble des commerçants.

La viande : l’élément essentiel

De la volaille au bovin, les prix flambent à l’approche des fêtes. Au plan national, le kilogramme de viande de bœuf connaît une hausse. Entre 2 000 FCFA et 2 200 FCFA, les prix varient d’un boucher à l’autre. 3 000 FCFA pour le kilogramme de mouton. Pendant la quinzaine festive, le poulet se vend à 4 000 FCFA au prix minimum. Au dire des commerçants de viande, les besoins nationaux sont sans cessent grandissants. "Les Ivoiriens ne sont satisfaits en viande que grâce à leurs importations. La production nationale est insignifiante face aux demandes ", assène Boukary, un importateur du parc à bétail de l’abattoir de Port-Bouët. Les responsables Ivoiriens doivent encourager la politique de l’élevage dans leur pays, poursuit-il. Pour lui, l’autosuffisance en viande doit se faire comme dans le secteur agricole.

Un marché commun

Bien que les bourses différent, le marché reste le même pour tous les Ivoiriens. Cette réalité s’apparente avec celle des autres pays du monde entier. Pauvres et riches achètent dans les mêmes lieux de vente. En Côte d’Ivoire, le pouvoir d’achat des populations a été affecté depuis le déclenchement de la crise militaro politique du 19 Septembre 2002. Pis, la bataille post électorale à enfoncé le clou. Les plus faibles financièrement ne peuvent que s’offrir un repas par jour en Abidjan. Les périodes de fêtent ne sont pas des moments de joie pour ceux-ci. "Nous sommes convaincus que les fêtes passent et la vie continue. C’est l’essentiel pour moi et ma famille. La fête se fait avec de l’argent. Nous luttons pour le quotidien à venir. C’est ce qui doit préoccuper un chef de famille financièrement faible. On peut fêter toute fois que l’argent est disponible ", déclare M. Konan, un retraité du quartier Divo, un bidonville dans la commune de Koumassi.

Des vivres distribués

A la faveur de la fête du Nouvel An, le président de la République de Côte d’Ivoire, Son Excellence Alassane Dramane Ouattara a fait des dons de kits alimentaires aux populations du pays. C’était le 30 décembre dernier. La principale raison qui a motivé ce don, au dire de N’Dohi Yapi Raymond, maire de la commune de Koumassi vise à permettre aux familles nécessiteuses de passer une bonne fête. Ce sont au total 1000 kits qui ont été distribués à Koumassi. Ils comprennent chacun 5 kilogrammes de riz emballé, un poulet frais, un litre d’huile  et une boîte de tomate en pâte. A cette occasion, la délégation de donateurs a demandé aux populations de prier pour le président Ouattara et son équipe gouvernementale.


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Bruno Kouassi
Abidjan
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