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Africavox.com > Dossiers Interactifs > La face cachée du Nouvel An > Le Nouvel An : un fardeau pour les jeunes ?
Dossier : La face cachée du Nouvel An
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Debat : Points chauds, triples bénéfices
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Quand l'argent fait défaut
A chacun ses moyens
Publié le 10/01/2012 par Bruno Kouassi
Billet consulté 427 fois
Points chauds, triples bénéfices

Des quartiers huppés aux bidonvilles en passant par les agglomérations populaires, les Abidjanais étaient en fête. La fête de Noël et celle du Nouvel An sont communes à toutes les classes sociales. Cependant, les célébrations desdites fêtes sont faites en fonctions des possibilités financières de chacun.



Dans des quartiers de la commune de Cocody, notamment aux II Plateaux et à la Riviera Palmeraie, c’est le calme habituel qui règne. A la fête de Noël comme à la St-Sylvestre, rares sont les populations dehors. "Ici, chaque famille fête à domicile. Les invités arrivent et tous s’enferment à l’intérieur. On peut penser qu’il n’y a pas de musique à l’occasion dans cette résidence. La salle de festin ressemble à une boite de nuit avec son portail blindé qui retient le son à l’intérieur ", explique un vigile d’une résidence à la Riviera-Palmeraie. Aux II Plateaux, dans les environs de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), nous tombons dans un silence de cimetière. Des bruits de moteurs déchirent cette tranquillité les lieux par moment. Les habitations sont apparemment désertes. Et pourtant c’est le jour de la Noël. Le décor ne change pas à notre passage au soir du 31 Décembre 2011. "Pour vivre ici, il faut être comme ceux d’ici, c’est-à-dire avoir les moyens financiers conséquents. La vie ici est ici est à l’européenne. Le quartier retrouve son animation dans les jours ouvrables grâce aux étudiants des structures universitaires du quartier ", situe un tenancier de cabine téléphonique dudit quartier. Pour lui, il n’y a pas de fête dans ce quartier résidentiel.

Sicogi : un quartier populaire

L’ambiance chaleureuse de quartiers populaires en Abidjan est permanente. Les chefs de famille sont pour la plupart des travailleurs à revenus intermédiaires. Les familles sont plus ou moins nombreuses dans les maisons. Les jours de fêtes sont palpables. Les enfants reçoivent des cadeaux comme chez les familles nanties. A la fête de Noël dernier, un groupe de parents à offert des cadeaux à 150 enfants de la Sicogi de Koumassi. "Nous avons organisé, cette remise de cadeaux pour égailler tous les enfants du quartier. Nous savons ce que la crise post électorale a occasionné dans des familles ici à Abidjan. Nombre d’enfants n’ont plus leur père ", déclare dame Cissé, porte-parole des donateurs. A l’en croire, chaque parent pourrait  offrir des vêtements de fêtes aux enfants dans les familles. Pour elle, l’acte des habitants de son quartier doit servir d’exemple aux populations de Côte d’Ivoire.

Au cœur d’un quartier précaire

La vie dans les quartiers précaires d’Abidjan ressemble, sans exagérer à une lutte quotidienne pour survivre. Les jours passent et rien ne semble  avancer. L’insalubrité s’agrandit. La pauvreté s’accentue chaque jour. Dans des maisons en bois comme ciment, les habitants du quartier Divo semblent accorder peu d’importance aux fêtes. Nos visites lors des deux fêtes de fin d’année nous a permis de voir que ces fêtes disent peu aux familles des lieux. "Nous avons des difficultés sur lesquelles nous réfléchissons au quotidien. Les dépenses pour les fêtes sont superflues pour moi. Assurer le quotidien pour ma famille me préoccupe plutôt ", déclare Salam. Notre interlocuteur, à n’en point douter, partage la même vision que ses voisins du quartier. La passivité à l’égard de la célébration du Nouvel An est générale. Cependant, quelques pétards éclatent par endroits. Des enfants courent dans les couloirs des maisons. Ici, il n’y a pas de fête. Sauvegarder le quotidien est la principale préoccupation.

 


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Bruno Kouassi
Abidjan
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