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Dossier : La filière de l'oignon
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Debat : "Tous les secteurs sont porteurs pourvus que les acteurs s'organisent"
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"Tous les secteurs sont porteurs pourvus que les acteurs s'organisent"
L'avis de Diomandé Daouda, market facilitator pour le projet ATP
Publié le 25/01/2012 par Bruno Kouassi
Billet consulté 253 fois
Diomandé Daouda
Diomandé Daouda est le secrétaire exécutif de l’Association nationale des organisations professionnelles agricoles de Côte d’Ivoire. Par ailleurs, il dirige le Projet Agri-business And Trade (ATP), une structure affiliée à l’agence des Etats Unis pour le Développement International (Usaid). En cette qualité,  il nous éclaire sur des incompréhensions et des contresens concernant la filière de l’oignon.

Africavox.com : Pourquoi dit-on que la filière de l’oignon est mineure ? Et qui la compose ?

Diomandé Daouda : J’aimerais commencer mon intervention par une précision. Nous avons une approche de chaîne de valeurs qui transcende la filière. La chaîne de valeur considère tous les maillons de l’activité d’un secteur donné. Je pense qu’il n’y a pas de secteur à négliger car en agrobusiness, tous les secteurs sont porteurs pourvu que les acteurs s’organisent. Et l’organisation est un gage de succès pour l’agrobusiness. La chaîne de valeur de l’oignon est composée de semenciers, de producteurs, de commerçants, grossistes, détaillants, de transporteurs, chargeurs, déchargeurs.

Africavox.com : Nous entendons dire en Côte d’Ivoire que plus de 700 milliards de Francs CFA (1 067 143,12 euros) circulent dans la filière oignon. Comment peut-on s’en apercevoir ?

D. D. : Je ne pense pas que 700 milliards de francs CFA tournent dans ce secteur. Il y en a peut-être plus, ou moins. Je n’ai pas les chiffres exacts. Cependant, nous savons que plus de 700 milliards de francs CFA tournent dans le secteur du vivrier y compris l’oignon en Côte d’Ivoire. C’est un secteur très vaste. Il est bon de savoir que la demande en 2002 était de 56 000 tonnes l’année. Mais la demande a réellement augmenté et avoisine les 100 000 tonnes l’année. Il n’est pas facile de capter les informations. Mais il existe des données brutes qui peuvent être traitées au plan statistique.

Africavox.com : Quel est l’apport de la Coopérative des commerçants d’oignons (Coco-oignons) dans la politique du développement de l’oignon en Côte d’Ivoire ?

D. D. : Plus haut, j’avais signalé l’importance de l’organisation des acteurs afin de dynamiser la chaîne de valeurs. Coco Oignons joue un rôle très stratégique dans le secteur de l’oignon. Cette coopérative travaille sur le plan national et international pour faciliter le commerce de l’oignon sur les marchés ivoiriens.

Africavox.com : Quelle serait la dépense annuelle effectuée par la Côte d’Ivoire dans l’importation d’oignons ?

D. D. : Je ne saurai vous le dire. Le ministère de l’Economie et des Finances pourrait vous situer.

Africavox.com : Peut-on cultiver l’oignon partout en Côte d’Ivoire ? Sinon, quelles régions sont propices à son développement ?

D. D. : Je pense qu’à part le Sud où l’humidité est importante, l’oignon peut pousser partout dans ce pays.

Africavox.com : La production d’oignons peut-elle nourrir l’agriculteur qui n’a que celle-ci comme activité ?

D. D. : Oui. J’en suis convaincu. J’encourage les promoteurs de cette activité. Les jeunes doivent s’adonner davantage à cette culture. Sur une petite portion [de terrain], on peut produire des oignons en grande quantité. On estime qu’un hectare de champ d’oignons peut produire 40 tonnes.

Africavox.com : La transformation de l’oignon en vue de sa longue conservation est-elle une réalité en Côte d’Ivoire ? Si oui, quelles structures s’en occupent ?

D. D. : La transformation de l’oignon dans l’optique d’une valeur ajoutée est une réalité dans les pays producteurs tels que le Niger et le Burkina Faso. On y trouve l’oignon séché. Mais en Côte d’Ivoire, je ne pense pas que nous en sommes à la transformation.

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Bruno Kouassi
Abidjan
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